Présentation

Généalogiste amateur depuis près de sept ans déjà, étudiant en histoire bilingue - espagnol -, je m'efforce non pas d'amasser et d'aligner quantité d'individus dans mon arbre mais d'approfondir, dans la mesure du possible, ce qui peut être connu de leur vie, de faire revivre ces récits du passé et leurs protagonistes. J'aspire, qu'il s'agisse d'articles ponctuels ou de chroniques, à relater les péripéties vécues par mes aïeux, qu'elles soient ordinaires, méconnues ou singulières. J'accorde une importance particulière aux sources autres que l'état-civil, à savoir les photographies, la presse ancienne, les témoignages recueillis çà et là, les légendes familiales ou locales, l'étymologie des noms et les indices géographiques qu'elle permet d'obtenir, la toponymie et l'histoire du peuplement.

Mes enquêtes mêlent un questionnement historique, une approche plus sociale et une analyse des archives qui sont à ma disposition. Passionné par la littérature et l'écriture, je prends part avec joie au rendez-vous ancestral, exercice alliant plusieurs des disciplines qui constituent mes centres d'intérêts quotidiens. La pluralité de mes sources et de mes approches, le fait d'accorder du crédit aux indices les plus légers ou secondaires, d'envisager ce qui à première vue ne serait pas forcément logique, et d'épicer - si vous me passez l'expression - mes articles avec un style aux tonalités romanesques constituent les principales lignes de conduite de ce journal qui, je l'espère, vous entrouvrira les portes du passé.

Amoureux des photos poussiéreuses et des portraits anciens, je puise abondamment dans les collections de la Bibliothèque nationale de France pour illustrer mes récits. Car, plus que des faits et des côtes administratives, ce sont avant tout des vies, des destins, des histoires et des origines que j'évoque. Au vu des nombreux éléments trouvés ces dernières années, je considère ma famille et me vois également typiquement Français et profondément Méditerranéen. Ces deux entités, l'une englobant plus ou moins l'autre, semblent rythmer et considérablement influencer les parcours de mes ancêtres.

Mes ancêtres paternels se dispersent dans une large étendue de régions à l'ouest, au nord et au nord-ouest de Paris, notamment sur les bords de la Seine et de la Loire. De Touraine en Normandie, des Flandres jusqu'en Picardie, avec pour point de repère et de ralliement la Ville Lumière, ma famille paternelle connut par ailleurs des apports italiens significatifs. De lointains liens avec le Proche-Orient ont aussi été mis en évidence.

Ma famille maternelle, enracinée dans le sud et le sud-ouest de la France, du Languedoc-Roussillon aux confins de l'Armagnac, est très nettement méditerranéenne et ibérique. L'Espagne y revient souvent comme un probable berceau, de même que les côtes berbères d'Algérie constituèrent un horizon de rencontres et d'échanges. N'oublions pas non plus les fréquentes apparitions de la Provence, parfois même de l'Italie et des îles tyrrhéniennes.

Les deux axes principaux de ce journal s'attachent ainsi à cet amour pour la France d'antan - antérieure à la Grande Guerre -, celle des écrivains et des vieilles boutiques au coin des rues provinciales et parisiennes, et cette âme méditerranéenne qui s'est transmise des générations antérieures jusqu'à la mienne.

Cette énigmatique femme est le premier visage méconnu du passé que je découvris, par hasard, lorsque j'ouvris le coffre abritant nombre de photographies de mes ancêtres. Je ne pus le refermer sans me résoudre à mettre des noms, des prénoms, des dates, des lieux et surtout des histoires au dos de ces photographies si précieuses. Par la suite, plusieurs personnes apparentées de manière proche ou lointaine sont venues enrichir cet héritage qui m'est si cher.


La mystérieuse ancêtre du coffre - XIXe siècle - Archives familiales























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